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Le pouvoir des plumes de Queer : Un mariage gay dans une série télé peut-il changer l'Amérique?
Par Lynn Elber
The Associated Press, 8 juillet 2004
Traduit par Willa

(Los Angeles, Californie) Alors que le mariage gay a fait largement parler de lui aux informations et dans les talk show, il a été le grand absent des séries télé – jusqu’à présent. La série de Showtime Queer as Folk s’est lancée dans le débat lors des deux derniers épisodes de la saison en cours, dans lesquels Michael et Ben (Hal Sparks et Robert Gant) réfléchissent sur le mariage se décident à sauter le pas. Mais leur mariage Canadien joyeux et légal achoppe sur l’interdiction, aux USA, des mariages entre personnes du même sexe.
La scène de l’épisode de dimanche (lundi au Canada) où Ben fait sa demande est en apparence banale, avec le discours habituellement utilisé en de telles circonstances, et avec la bague rituelle. Il est laissé à l’appréciation du téléspectateur de voir cela comme prometteur ou dérangeant ; ceux qui sont impliqués dans la série espérant que le public choisisse la première option.
« Michael Novotny, tu es celui que j’ai attendu toute ma vie, » dit le professeur d’université Ben Bruckner. « Je suis heureux de t’avoir trouvé. C’est pour cela que je te demande de me faire l’honneur d’accepter ma main. »
Michael, un créateur de BD habituellement optimiste, est perturbé et va se confier à un ami, Brian (Gale Harold).
« Ce n’était pas une histoire que je me racontais, comme le font les gamins hétéros, » dit Michael. « qu’un jour je rencontrerais la personne idéale, qu’on tomberait amoureux et qu’on ferait un grand mariage. Pour moi, ça n’a jamais été réel. »
Quand le cynique Brian tourne en dérision l’idée que les gays aient besoin du mariage ou de la bénédiction de la société, Michael proteste : « Dieu nous a aussi donné le droit d’avoir tout ce que les hétéros ont. Parce que nous sommes des êtres humains tout comme eux. »
« T’es un auteur. Réécris l’histoire. » répond alors Brian.
Les producteurs de la série Ron Cowen et Daniel Lipman ont à cœur de changer  quelque peu l’attitude des gens face au mariage gay en Amérique, particulièrement aujourd’hui où les enjeux sont accrus par la proposition d’interdiction constitutionnelle. Ils ont créé l’histoire de l’épisode de dimanche (avec Shawn Postoff, co-auteur du script) et écrit l’épisode final dans lequel Michael se pose des questions déchirantes sur le sens et la validité de son mariage canadien, non reconnu aux Etats-Unis.
Stephen Macias, directeur national des médias et divertissements de la GLAAD (Alliance gay et lesbienne contre la diffamation), a vu ces épisodes en avant-première.
« J’ai trouvé qu’ils ont très bien traité le sujet, d’une façon qui permet aux gens de s’identifier, qu’ils soient hétéros ou gays. » dit Macias.  « Queer as Folk » a toujours bousculé les tabous, et ils continuent dans leur voie. »  « La façon bien établie dont Michael voit le mariage comme une chose inaccessible reflète l’attitude des gays dans la réalité, » dit Lipman. Mais cela est en train de changer grâce à des développements explosifs comme la loi votée par la cour du Massachusetts, autorisant le mariage gay. « Soudain quelqu’un dit ‘Oui, cela pourrait faire partie de votre histoire’… C’est une chose vraiment cruciale pour les gays. » dit Lipman. Cowen ajoute « Tous ces grands débats sociaux, religieux et politiques n’ont pour origine que deux personnes désirant se marier. Je n’arrive pas à comprendre comment deux personnes désirant se marier, voulant dire ‘Je le veux’ peuvent représenter une menace pour un pays. »
Cowen et Lipman, partenaires dans la vie comme au travail depuis longtemps, ont déjà changé l’attitude de la société auparavant, principalement en 1985 avec l’audacieux téléfilm sur le SIDA : « An Early Frost ».
La liberté créative qu’une chaîne câblée payante comme Showtime laisse au couple pour écrire sur l’homosexualité et les problèmes épineux comme le mariage gay n’existait pas à l’époque.
Ils ont donc dû faire face à l’appréhension et à la frilosité des chaînes de télévision vis-à-vis de ce film, dans lequel Aidan Quinn jouait un jeune homme révélant sa maladie et son homosexualité à sa famille et à ses amis. NBC « nous a fait faire environ quatorze versions de ce script. Il a fallu un an et demi pour que le film soit diffusé, et personne ne pensait qu’il sortirait un jour. » dit Cowen, reconnaissant envers la chaîne qui l’a diffusé. Il se rappelle parfaitement des négociations avec le Département de la Surveillance Audiovisuelle de NBC à propos du script, ce qui montre à quel point la télévision, voire l’attitude des gens, a changé.
Dans une scène, le personnage de Quinn amenait son petit ami chez lui pour le présenter à sa grand-mère, jouée par l’actrice chevronnée Silvia Sidney. « J’aime bien ton ami » étaient les mots que la grand-mère devait dire. « La chaîne a demandé à ce que cette réplique disparaisse, » raconte Cowen. « On a dit : ‘Qu’est ce qui cloche avec cette réplique ?’ » La réponse de NBC a été : « Elle est la matriarche de la famille, et ce qu’elle dit encourage à l’homosexualité. » Il y a eu d’autres objections à propos d’une scène où le personnage de Sidney devait embrasser son petit-fils ; la chaîne a eu peur que cela n’incite à un comportement qui pourrait répandre le SIDA. « Alors nous avons contacté le Centre chargé du Contrôle des Maladies à Atlanta et ils ont dit qu’il était très important que les gens voient cette scène, car le Sida ne peut être transmis de cette façon. » dit Cowen.
Sidney elle-même a dû s’impliquer. « J’embrasse le gamin ou je m’en vais », a-t-elle dit à la chaîne. Sous le poids des preuves médicales, NBC a accepté.
Bizarrement, la chaîne n’avait pas l’air dérangée par le personnage frappé par le SIDA, qui était pourtant très exubérant, et dont les propos étaient facilement outrageants.
« Quand on leur a demandé pourquoi, les officiels de la chaîne se sont expliqués par des propos encore plus outrageants, » explique Cowen. « Ils ont dit : ‘Ca va pour lui parce qu’il est en train de mourir.’ »
Malgré ces précautions et une édulcoration des dialogues comme principe de base, le duo a réussi à écrire un film important qui a fait son effet.
Bien qu’une série passant sur le câble touche moins de gens qu’une série passant sur le réseau hertzien, Cowen et Lipman pensent que QaF peut influencer le débat.
Macias, du GLAAD, nous fait remarquer qu’une série qui se préparait à aborder le sujet du mariage gay sur une chaîne non câblée a été annulée. (« It’s all Relative » sur ABC)
« Il est peu probable que le sujet soit abordé dans une autre série : aucune ne traite avec permanence des relations de couples gays » nous a-t-il dit.



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